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04/02/2008
Google veut contrer l'offre de rachat de Yahoo par Microsoft
Tout sauf Microsoft. Chez Google, le mot semble donné après l'annonce de l'OPA de Microsoft sur Yahoo, vendredi 1er février (lire Microsoft veut racheter Yahoo pour 44 milliards de dollars, du 04/02/08). Le même jour Eric Schmidt, le PDG de Google, aurait selon le Wall Street Journal appelé son homologue chez Yahoo, Jerry Yang, afin de lui proposer son aide pour repousser Microsoft. Dimanche 3 février, Google a officiellement qualifié d'"hostile" la proposition de Microsoft, alors même que Yahoo se contente encore de la décrire prudemment comme "non sollicitée".

Dans l'après-midi du 1er février, le PDG de Yahoo a adressé un message confidentiel à l'ensemble des salariés du groupe, affirmant "qu'absolument aucune décision n'a été prise à l'avance" concernant l'offre de Microsoft. "Malgré ce que certaines rumeurs avancent, il n'y a aucun processus d'intégration déjà en cours" a réaffirmé le patron de Yahoo, précisant cependant que l'offre de Microsoft faisait partie "des nombreuses options que nous évaluons" pour l'avenir du groupe.

Le contenu de l'échange entre Jerry Yang et Eric Schmidt n'a pas été révélé. Néanmoins, l'hypothèse d'une seconde offre de rachat de Yahoo, par Google cette fois-ci, aurait peu de chances d'aboutir étant donnée la position dominante dont dispose déjà Google sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne. Google pourrait cependant offrir une somme d'argent à Yahoo, ou une garantie de revenus en échange d'un partenariat publicitaire. Malgré tout, un tel rapprochement ne manquerait pas non plus d'être minutieusement examiné par les autorités antitrust américaines.

L'hypothèse la plus probable consisterait à faire jouer à Google un rôle d'intermédiaire entre son concurrent Yahoo et d'autres acteurs, afin de leur permettre de faire une meilleure offre que celle de Microsoft. Un certain nombre d'acteurs du monde des médias dont Comcast, Time Warner ou Disney pourraient chercher à s'allier pour formuler une offre. Mais pour l'instant, aucun rival sérieux de Microsoft ne semble être venu frapper à la porte de Yahoo.

De son côté, le patron de Microsoft, Steve Ballmer, a indiqué lors d'une présentation à des analystes financiers lundi 4 janvier que le montant de l'OPA lancée par son groupe avait été fixé de façon à ce qu'elle soit facilement acceptable. "Nous faisons confiance au conseil d'administration de Yahoo et aux actionnaires de Yahoo pour nous rejoindre rapidement", a-t-il ajouté. En cas de refus, le Times indique que Microsoft serait disposé à tenter à renverser le conseil d'administration de Yahoo, si celui-ci ne donnait pas suite à son offre dans les six semaines.

A Washington, les lobbyistes de Google planchent déjà sur leurs recours juridiques pour empêcher une éventuelle transaction. Google pourrait notamment essayer de gagner du temps en faisant repousser l'accord des autorités américaines à la fin de l'élection présidentielle, en novembre prochain. En attendant, une commission judiciaire du Congrès américain doit tenir une première audition vendredi 8 février. La commission compte recevoir des experts de la concurrence qui passeront au crible ce projet d'union et son impact sur la concurrence. Il reste cependant peu probable qu'il soit rejeté puisque, même réunis, Microsoft et Yahoo restent moins puissants que Google sur le marché publicitaire.

En attendant, les petites phrases ont fusé au cours du week-end entre les services juridiques des deux groupes. Sur le blog officiel de Google, son directeur juridique David Drummond a accusé son concurrent de vouloir "exercer la même influence illégale et inappropriée sur l'Internet qu'il a eu sur les PC". "Alors qu'Internet repose sur l'innovation, Microsoft a souvent cherché à développer des technologies propriétaires, afin d'imposer sa domination sur le marché", rappelle-t-il. "Le rachat de Yahoo permettrait-il à Microsoft d'étendre ses pratiques injustes depuis les navigateurs internet et les systèmes d'exploitation jusqu'à l'Internet ?"

En réponse, le directeur juridique de Microsoft, Brad Smith, a pointé du doigt la domination exercée par Google sur le marché publicitaire en ligne. "Google représente 75 % du marché mondial de la recherche et sa part ne cesse de grossir", rappelle-t-il. "L'union de Microsoft et de Yahoo rendra ce marché plus compétitif en contribuant à la création d'un numéro deux incontournable, aussi bien sur la recherche que sur la publicité en ligne. Les autres scénarios ne feront que réduire la concurrence sur ce marché."

Ce n'est pas la première fois que Google et Microsoft s'accusent mutuellement de monopole. En 2006, Google avait demandé à la Commission Européenne de sanctionner Microsoft, pour tentative d'imposer son moteur de recherche comme moteur par défaut sur son navigateur, Internet Explorer. Le groupe fondé par Bill Gates a plus récemment mené campagne contre le rachat par Google de la régie DoubleClick (lire Google rachète DoubleClick pour 3,1 milliards de dollars, du 17/04/07), que Microsoft voulait aussi acquérir.  


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